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La solitude du dirigeant : l’exemple inspirant des chefs militaires

La solitude du dirigeant est une réalité souvent méconnue. Qu’il soit chef d’entreprise ou général en opération, le leader porte seul la responsabilité des décisions, parfois dans l’incertitude et l’urgence. Cette solitude est d’autant plus marquée lorsque l’on ne peut partager ses doutes sans ébranler la confiance de ses équipes. Dans l’histoire, de nombreux chefs militaires ont dû affronter cette épreuve.

Napoléon Bonaparte, par exemple, isolé dans sa tente la veille des batailles, écrivait : « Il n’est point de bonheur sans force intérieure. » De Gaulle, pendant l’exil à Londres en 1940, illustre aussi cette solitude du commandement, choisissant d’assumer seul un discours fondateur, celui de l’appel du 18 juin. Les militaires, confrontés à la pression extrême, s’appuient sur des rituels : discipline personnelle, mentorat, journal de bord, ou encore cercle restreint de confiance.

Les dirigeants civils peuvent s’en inspirer. Créer un espace de recul, cultiver des échanges sincères avec des pairs, ou leur équipe ,  et accepter leur vulnérabilité sans la laisser dominer : autant de clés pour affronter et gérer cette solitude. Car un dirigeant isolé n’est certes  pas un dirigeant faible, mais peut devenir un dirigeant fragile dans l’ adversité.

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